Du 20 avril au 20 juillet 2020, en partenariat avec le journal Libération, des points de vue, des réflexions d’auteurs, chercheurs, entrepreneurs, artistes et acteur de la biodiversité en faveur de l’action pour le Vivant



Nous entrons dans des temps où règne la confusion.


Les intentions de chacun sont interprétées, les rumeurs inondent les réseaux sociaux et, en quelques jours parfois,

des camps se forment, des cabales sont lancées.


Aucun d'entre nous ne peut prétendre à une pureté sans faille. Nous sommes tous partie prenante d'un monde complexe, tiraillés par nos histoires, enfermés dans nos structures physiques et mentales. Et nous avons besoin les uns des autres pour nous sortir de ce piège collectif dans lequel l'humanité s'est enfermée.


Nous croyons que ce dont nous devons parler lors de la semaine « Agir pour le vivant » est fondamental pour l'avenir.

Et que ce dialogue ne doit pas être pollué par les conflits, les égos, les peurs ou les tentatives d'instrumentalisation.


Tous ceux qui viennent s'exprimer lors de cet événement doivent pouvoir le faire librement, sans être définis par l'image

d'un sponsor ou le jugement d'un groupe de personnes.


Ceux qui soutiennent cet événement doivent pouvoir le faire de façon sereine et désintéressée, sans mettre en danger

leur réputation et sans chercher à faire valoir leur image. Le sujet n'est pas là.


Nous sommes réunis pour explorer une question brûlante, dont les enjeux dépassent nos individualités et nos intérêts personnels : comment préserver le vivant sur cette planète.


Ce projet est au service de la rencontre et de l’échange sans limite des points de vue. Nous nous appuierons sur le dynamisme de la multitude, sur la diversité des idées et des récits, motivés par la tolérance les uns vis-à-vis des autres

et par le refus des catégories simplificatrices, pour une perception plus solide de la réalité.

Aucune initiative ne doit être négligée car le monde qui vient est entièrement à repenser.


Imaginons ensemble la nouvelle composition du monde, tissons le plus de relations possibles entre les idées, les récits

et les êtres. Refusons le monopole d’un récit unique et dominateur.

Par Julien Dossier, auteur— 24 juillet 2020 à 11:13 (mis à jour le 30 juillet 2020)


Il nous faut des mots simples pour être efficaces. «Agir pour le vivant» : chacun de ces mots est porteur d’espoir. Formulés ensemble, ils forment un projet de société, que chacun peut comprendre, auquel chacun peut participer, sans attendre...


Agir…

L’urgence est là, elle est réelle, nous devons donc agir.


Parler, énoncer, considérer, caresser l’idée, programmer, envisager. Certes il faut planifier avant d’agir, mais nous ne manquons pas aujourd’hui de rapports, d’études, de données. Nous manquons bien plus d’actions, de réalisations, d’applications. Parlons vrai, sans effet de manche. Nous ne pouvons pas seulement «faire moins mal» et projeter quelques gouttelettes d’eau devant notre maison qui brûle. Nous devons «faire mieux» et éteindre l’incendie. Nous sommes tenus par des objectifs de résultat.


Choisissons nos mesures en fonction de leur impact sur le cycle du carbone, sur les écosystèmes. Jugeons de la pertinence de nos actions à cette aune : respectons-nous notre budget carbone ou échouons-nous à contenir nos émissions ? Restaurons-nous des écosystèmes ou les détruisons-nous ? Disposons-nous des matériaux, donc des sols, des écosystèmes et des savoir-faire associés, pour atteindre nos objectifs ? Les faits sont là, à nous d’agir en conséquence. Adaptons nos priorités, nos modes de vie s’il le faut.


Notre marge de manœuvre est devenue très limitée, tant nous avons tardé à agir. Nous avons épuisé l’option des petits pas. Il nous faut donc viser juste et efficacement, pour produire à grande échelle notre alimentation, des stocks de carbone, des isolants, de l’énergie, de la chaleur, des contenants, des fibres, des principes pharmaceutiques, des lieux de bien-être et de soin, des matériaux de construction, des outils, des meubles, des bioplastiques, des filtres, membranes, des parfums… La bonne nouvelle, c’est qu’il y a tant à faire que nous nous assurons le plein-emploi.


Cependant, ne nous méprenons pas. Il ne s’agit pas simplement d’agir AVEC le vivant, en convoquant et utilisant des ressources à notre service. Il s’agit de repenser notre place dans cet équilibre, et de nous y insérer durablement : nous devons agir POUR le vivant.


Pour…

Agir pour le vivant c’est renoncer à une vision d’un monde asservi par l’homme, pour en défendre une autre.


Les aléas météorologiques amplifiés par la crise climatique nous remettent à notre juste place. Nous ne savons pas éteindre les méga feux, nous ne savons pas endiguer la hausse du niveau des océans, nous ne savons pas compenser l’affaissement de zones côtières, nous ne savons pas stopper les sécheresses ou la fonte des glaces. Saurons-nous éradiquer le virus qui vient de confiner plus de la moitié de l’humanité ? Peut-être pourrons-nous nous vacciner, mais nous n’éliminerons sans doute pas le SARS-CoV2.


Nous ne pouvons isoler telle ou telle espèce du règne du vivant pour en faire notre pitance, aux dépens des autres. L’adaptation des espèces dites «nuisibles» aux traitements chimiques de notre agriculture intensive conduit à une impasse. Actons l’échec de cette agriculture productiviste qui réduit le vivant à une poignée d’espèces animales ou végétales, soutenues par un arsenal chimique et mécanisé, mais qui produisent des sols morts, des rivières et des littoraux asphyxiés, des campagnes silencieuses et dépeuplées. Nous savons que d’autres voies sont possibles pour nous nourrir, basculons.


Choisissons le vivant et non le minéral, le vivant et non les fossiles. Repensons le foncier pour le végétaliser plutôt que l’asservir à la voiture ou au béton. Aménager les villes doit devenir un projet végétal, pour nous adapter aux effets du changement climatique, en réduisant l’effet d’îlot de chaleur urbain : un arbre égale trois climatiseurs. Facilitons l’absorption des pluies de plus en plus intenses. Créons des habitats pour les espèces qui doivent devenir nos alliées : pensons aux chauves-souris, meilleurs atouts pour endiguer la propagation du moustique tigre.


Choisissons le vivant et non le progrès, du moins tel qu’on entend le progrès aujourd’hui. Fi du progrès qu’on nous sert dès le petit-déjeuner, celui de l’accumulation et de la production sans fin ni finalité, celui de la surconsommation et des déchets, celui de la malbouffe et de l’aliénation technologisée. Fi du progrès qui habille Moloch en homme vert, mais qui consume ses propres enfants dans un festin d’hydrocarbures.


N’inventons le combat entre un «camp du progrès» contre un «camp de la décroissance» et réapproprions-nous plutôt la notion de progrès. Progresser ? Évidemment, nous devons progresser, notre société ne peut rester statique, surtout pas dans l’état dans lequel elle se trouve ! Ne modérons pas la croissance de la biodiversité, parlons même d’hypercroissance, tant il y a urgence à reconstituer ces stocks, ces ressources vitales. Mobilisons nos forces vives, nos connaissances, notre vie démocratique, renforçons la solidarité et les liens sociaux pour partager les fruits de cette croissance-là.


Mesurons et valorisons ces progrès-là, notre économie en découlera. C’est à l’économie d’agir pour le vivant, pas l’inverse.


Le vivant…

Agir pour le vivant c’est fixer un nouveau cap pour l’humanité : consolider la biodiversité, agir avec la nature, non pas contre elle.


Reprenons notre place dans Gaïa. Avec humilité, observons, analysons et comprenons les écosystèmes, intégrons la complexité des climats, des milieux, des espèces. Le vivant est une puissante source d’inspiration et doit aujourd’hui guider nos plans de reconstruction : déployons la conception biomimétique, la construction biosourcée, la permaculture, l’agroforesterie, l’agroécologie, le sylvopastoralisme, le métabolisme endogène des villes…


Nous ne pouvons pas continuer à détruire les fondements de la vie dont nous dépendons : les forêts, les mangroves, les posidonies et autres mégasystèmes végétaux, qui se relient les uns aux autres et assurent la propagation de la vie. Agissons pour les plus petits que nous, le plancton, les insectes, les lombrics, comme pour les grands herbivores, les super-prédateurs, à l’autre bout de la chaîne alimentaire. La biodiversité est notre assurance-vie.


Agissons dans le temps du vivant, qui n’est pas forcément notre temps, celui de nos vies humaines ou de nos courses effrénées au «temps réel». Permettons au vivant de se régénérer, assurons sa continuité dans le temps. Jardinons pour le temps long : consolidons et restaurons les biocapacités et les biotopes, les haies, les sols, les aires marines protégées, les zones humides, les nappes phréatiques, reconstituons l’humus, fixons le carbone.


Agissons pour les générations qui viennent, comme celles qui nous précèdent. Considérons, comprenons ces civilisations qui ont maintenu une continuité historique sur plusieurs milliers d’années, les Kogis, les Amérindiens, les Bushmen, les Inuits. Dans Pour ne pas disparaître, Wade Davis ne nous invite pas à «retourner à l’âge de pierre» mais à connaître et respecter ce qui a permis à ces peuples d’assurer leur continuité sur un horizon de temps qui dépasse de loin le temps de nos quinquennats.


Cette sagesse des anciens, combinée avec nos connaissances scientifiques est notre passeport pour l’avenir. Action !


Tribune disponible sur le site de Libération.

Par Thierry Laverne — 30 juillet 2020


Le paysagiste Thierry Laverne plaide pour une meilleure intégration de la nature dans les espaces urbains.


Paysagiste, je m’investis à humaniser le territoire et la ville, à réconcilier leur urbanité et leur naturalité et à convaincre de la responsabilité et de la production collective du paysage, de l’intérêt du sauvage, de la nature profonde de la ville et de l’urbanité de la campagne.


Le sauvage dans la ville représente cette part de nature et de liberté perdue pourtant indispensable à la ville pour reconquérir son humanité et son urbanité. Alors cette dimension sauvage est utile. Cette part d’incertain et d’inachevé garantit la pérennité et la capacité de résilience de la ville. Elle permet à la ville d’attendre et de se réinventer. Mais le risque de la ville sauvage peut être, à l’inverse, celui de la ville démesurée et incontrôlée, ou de la ville effondrée et désertée, abandonnée au sauvage et soumise aux risques, aux aléas et aux dangers de la nature hostile et non maîtrisée…


Mais la notion de sauvage peut être aussi synonyme d’exotisme et assimiler la nature à un artifice, à un fantasme ou à une fantaisie urbaine, qui trouve sa place dans des parcs ou des jardins pour y cultiver efficacement le dépaysement et le sentiment d’ailleurs. Il faut absolument veiller alors à ce que cette vision exotique ne déroute des enjeux naturels essentiels qui s’imposent à la ville. Qu’elle ne détourne la ville de la nécessité et de l’intérêt de se réconcilier avec la nature, pour dépasser sa valeur d’agrément, afin d’assumer pleinement sa place et son rôle de condition non négociable de son projet, pour reconnaître sa dimension indispensable à sa durabilité et à sa résilience.


Milieu constitutif de la ville

La nature a longtemps été considérée comme une variable d’ajustement et une valeur d’accompagnement de la ville et de ses projets. Ainsi la nature en ville est devenue d’agrément, comme une bonne conscience ou comme le change de ses mauvaises intentions. Accessoire, elle a perdu alors sa valeur de milieu constitutif de la ville, pour être réduite à un décor aimable ou à un espace vert fonctionnel.


La prise de conscience par nos sociétés de leurs responsabilités vis-à-vis de la qualité de l’eau, de l’air, de la biodiversité et du climat, et de la responsabilité alimentaire (enfin), impose de réconcilier concrètement ces enjeux élémentaires avec les projets de développement durable des villes et des territoires. Ainsi la prise en compte de ces nouvelles valeurs essentielles oblige à dépasser la notion de cadre de vie pour convoquer la notion de mode de vie, qui réunit et engage chacun, et ensemble, responsables, acteurs et habitants, dans leurs responsabilités respectives, leurs modes de faire et leurs vies quotidiennes.


Les enjeux de nature en ville et la reconnaissance de la responsabilité écosystémique de la ville ne peuvent se satisfaire de l’opposition habituelle entre responsabilités et solidarités publiques et privées, où naturellement le public est servant et le privé est servi. Si la nature est une condition indispensable à la ville, elle est l’affaire de tous et impose une nouvelle responsabilité collective réunissant public et privé dans des solidarités et un intérêt commun pour la ville.


Ecosystèmes

Mais la nature en ville impose aussi une vision transversale, salutaire et transgressive qui s’affranchit des domanialités et des responsabilités habituelles et impose de dépasser les limites. La ville fertile nécessite des perméabilités et des porosités, afin de garantir des continuités hydrauliques, naturelles et d’usages indispensables à son écosystème. La ville fertile invente de nouveaux paysages et de nouveaux passages qui révèlent et concrétisent sa nature profonde. La nature est la liberté de la ville.


On a longtemps condamné les espaces non urbanisés dans les villes comme des manques à gagner des espaces à conquérir… Désormais on urbanise même le lit des fleuves et la forêt sans considération pour l’intérêt et sans garantie pour la pérennité des lieux et l’équilibre des milieux…


Pourtant ces territoires sauvages et ces armatures de nature ont des fonctions essentielles à l’équilibre de l’écosystème et de la vie urbaine. Ce sont des lieux et des milieux indispensables à la nature profonde de la ville. Ces espaces de nature doivent conserver une part de sauvage et de liberté dans la ville.


Au nom de la continuité urbaine, on a longtemps considéré à tort que la ville pouvait être réduite à ses seules continuités bâties, comme si entre deux constructions, le jardin n’avait pas ses raisons, niant toute qualité et tout potentiel dans la ville constituée à ces espaces poreux et perméables, à partir desquels elle pourrait être réinventée, ravivée, reconnectée à sa nature. Ces terrains vagues convoités, ces espaces sauvages inutiles, ces respirations de la ville inachevée sont fécondes et fertiles.


Réensauvager

Ces terrains d’aventure des enfants et ces espaces de rencontre des grands, où tout est encore possible et où on aime à se perdre pour mieux se retrouver, sont la part d’humanité de la ville. Ils doivent y conserver leur droit de cité. La ville durable doit promouvoir cette part d’inachevé, cette part de sauvage et de liberté. Les délaissés et les friches font le bonheur de la ville.


Si «ensauvager la ville» signifie rendre la ville plus humaine, alors ce paradoxe nous offre l’occasion de nous interroger sur la nature profonde de la ville. Ainsi en même temps qu’envisager «le sauvage pour dépayser la ville», envisageons aussi à la bonne échelle cette autre dimension urbaine : «la ville jardin pour cultiver l’humain». Ainsi à partir de cette nouvelle connivence entre l’urbain et la nature, la notion de mode de vie permet de projeter un nouveau mode de ville et de redéfinir, sur ces nouvelles conditions naturelles indispensables, de nouveaux modes de vie heureux.


L’oxymore de la ville sauvage qui offre l’occasion de réinterroger la place, le rôle et le sens de la nature en ville, est aussi l’occasion de questionner la nature profonde de la ville, à condition de changer d’échelle, pour changer de regard et de nature de projet et intégrer ensemble et en même temps la ville, la campagne et le sauvage… Ce changement d’échelle est indispensable et salutaire pour la ville s’il offre l’occasion de refonder sur les valeurs et ressources de son territoire ses conditions urbaines, ses fonctions écosystémiques et sa durabilité.


Cette vision inversée est indispensable à la refondation du projet. Elle est indispensable pour éviter les pièges de la métropolisation, où les centralités relèguent et disqualifient les périphéries et où la valeur de destination réduit le territoire à une distance à parcourir ou un (mauvais) moment à passer… Hypothéquant le potentiel fertile du territoire et sa valeur d’interface vivant entre et au milieu des villes, la ville «excroissante» réduit la campagne à un interstice inutile, à un manque à gagner, à une chrysalide dont le papillon serait la ville.


Contiguïté ou continuité

On a depuis trop longtemps dénigré la campagne au bord des villes, considérant qu’elle ne valait rien et qu’on pouvait y faire n’importe quoi, au motif que c’était mieux que rien. C’est ce qui a produit le pire que tout de l’étalement urbain. Ainsi reconnaître la campagne oblige la ville à l’excellence. Mais elle doit aussi répondre aux nouveaux enjeux et urgences environnementales et aux nouvelles responsabilités de la ville et aux nouvelles demandes des urbains.


Ainsi ce changement d’échelle permet de changer de nature de projet et d’interroger un autre mode de ville. Dans cette ville ouverte et libre, où la contiguïté l’emporte sur la continuité, la nature est centrale et essentielle. Ainsi le territoire relégué retrouve sa place et son rôle d’armature naturelle et cultivée de la ville archipel, responsable de refonder son projet urbain et naturel résiliant et durable.


Confusion entre obligations et fantasmes

Le territoire est le siège des valeurs et des ressources qui sont projetées au cœur de ce qui réunit et donne du sens à ce nouveau mode de ville ; le projet d’une ville préoccupée du bonheur de ses habitants et qui ne se réduit pas à la portion congrue de son territoire construit mais intègre et assume l’ensemble des enjeux et des milieux nécessaires à la reproduction et au bonheur de l’espèce urbaine.


La ville sauvage interroge donc à la fois le sens et les valeurs du sauvage et le sens et les valeurs de la ville. Mais elle se confronte aussi à la confusion entre obligations et fantasmes émergeant aujourd’hui avec opportunisme au cœur de la ville, face aux urgences et injonctions sociales, environnementales, alimentaires ou climatiques. Et alors le risque du sauvage peut être celui d’une ville arrogante et imprudente, prétendant trouver seule sur son propre territoire les réponses à ses besoins et à ses maux. Une ville aveuglée par ses miroirs aux alouettes ; une ville qui se concentrerait sur son autonomie fantasmée à grands coups d’artifices coûteux et délaisserait sa campagne pour l’abandonner au sauvage de la nature ou de l’exploitation industrielle.


Malheureusement, l’abandon de la campagne par la ville égoïste bercée de ses illusions d’indépendance est avéré et a été rejoint désormais par les conséquences sociales et économiques de l’abandon de ses habitants, révélées par les mouvements qui secouent les territoires.


«Il n’y aura pas de ville durable sans territoire solidaire, il n’y aura pas de territoire durable sans ville solidaire», chacun est indispensable à l’autre ; la campagne et ses acteurs fournissent à la ville ses milieux, ses ressources et ses produits, la ville et ses habitants fournissent à la campagne son énergie, ses consommateurs et ses moyens… C’est ainsi qu’encore pour longtemps, ensemble, ville et campagne sauront faire bon ménage et commerce équitable…


On a le paysage qu’on mérite, le paysage est un projet de société.


Tribune publiée également sur le site de Libération.

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